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Mercredi (23/11/11)
Instanthèque
Cette idée fantasque et particulièrement déraisonnable de collectionner les instants est délicieuse. Je commencerais par collectionner des sourires, puis des soupirs, de ceux qui naissaient de la brièveté d’un accrochage au bonheur et de ceux qui se laissent trahir par une brusque passion, trop intense ou trop fugace. Des instants authentiques et sensuels. Pour tout dire, l’idée est alléchante, j’ai déjà l’impression de laisser ici des instants, mais une collection, comme c’est farfelu, sensitif et passablement romanesque.
Ecrit par LililOu, à 11:28 dans la rubrique Heart.
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Lundi (03/01/11)
La place du vide
P dit : C'est quand même amusant, en un sens.
A dit : De quoi ?
P dit : Que tu sois insatisfaite de choses somme toute, euh… incontrôlables.


Les mots ont un goût amer quand ils te lisent en filigrane. Rien n’y transparait vraiment quand on parle certains langages. Il ne reste que du futile, à graver sur le bas de ton dos, car la place que tu prends est assourdissante, je n’entends plus le bruit de mes pas tant ils voudraient se confondre dans les tiens. Encore moins le bruit de mes mots. On s’entremêle et on s’efface dans la confusion des sens et pourtant je n’ai de cesse de passer mes doigts sur ton corps, pour ne pas oublier, les frissons et les écorchures sur ta peau, et que l’empreinte de ta bouche ne s’efface pas trop vite, trop fort.

Maintenant que je t’ai sous la peau, j’ai peur du jour où dans la nuit ma main cherchera ton corps.
Et au matin tu ne seras plus, en moi.


Ecrit par LililOu, à 14:53 dans la rubrique Heart.
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Dimanche (26/09/10)
Les mots sont traitres quand on les sait lus.
--> "la douce parenthèse de nos étreintes" d'un inconnu
Je trouve mes mots d'une banalité stupéfiante, je les trouve exécrables, à côté de la plaque, à côté de leurs pompes.
S'ils pouvaient courir, baskets ou non, ils fuiraient de honte.

Et tout ce dont je me souviendrais, c'est de ce que je n'ai pas su écrire.
Confidence pour confidence, c'est avec ta bouche que j'écris les plus belles choses, à coups de langues abruptes ou tendres. Tout ce qui me fait vaciller n'a pas d'orthographe, pas de syntaxe, que ce soit la courbe de tes hanches ou le réconfort de tes bras. Il n'y a pas de mots, il n'y à que le silence pour savourer et rendre la pareille. Avec force et naïveté. Je suis faillible en matière de cœur, fondante, fondante,si peu perspicace, si facilement distraite, discréditée, révocable.Tu pulvérises toute notion d'assurance ou d'affirmation. Un avant-gout trop inattendu, trop anarchique dans la tendresse, trop violent dans le fond.


09/09/10
Je t’en donnerai du fil à retordre. Quelque chose dans ce gout là. Histoire de t’étaler des déconfitures sur le visage, d’en rire de tout ça, de toi surtout, et lécher avec gourmandise, tes fossettes, ton nez et les larmes sur tes joues. Je t’en donnerai du fil à retords. Du fil à l’envers. Du fil à rebours. On s’éclatera comme des gosses, on n’en finira pas de rire. On s’finira tout court, à coups de cœurs qui font bien mal. Je frapperai fort. Faudrait que t’aies le mal de moi. Quelque chose comme ça, dans ce gout la, un peu framboise cerise chocolat. Un truc qui fonde dans la bouche. Juste pour voir, si à l'intérieur y'a ce qu'il faut pour s'faire du mal. Souffrir suffisamment. Se digérer. La sentir passer, cette putain de vie.




"Il y a là sous la chair
entre les os fragiles
et les réseaux habiles
dans une profondeur que les mots seuls éclairent
un lac sombre, un monde qui scintille,
d’homme en homme à la file
un fond de vies où j’erre,
où je plonge une et reviens mille"

Clara Strykovska, in Poésie 1 Vagabondage n°30


© Thomas Boivin



Ecrit par LililOu, à 23:56 dans la rubrique Heart.
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Mardi (24/08/10)
Et cetera desunt
Finalement cela me hante. Vos bouilles d'enfants terribles, vivant à la charnière de la mort. Vos cris dans la poussière, vos cavalcades et vos moqueries de gosses. Je n'avais pas assez de mains, assez de bras, de sourires et de souffle pour contenter vos carences en amour et pas assez de bouche et de cœur pour rire de tout et surtout de rien ici bas. Je n'avais pas saisi à quel point j'étais marquée profondément, une marque indécente indélébile sous l'épiderme pour ne pas oublier comme vous étiez vivants et comme je me sens morte. Encore aujourd'hui, je suis déchirée entre l'envie d'hurler à la terre entière et à ces fades visages que vous existez d'une façon si puissante que le reste du monde est déjà bouffé de cécité (et entre l'envie de pleurer et d'en crever)

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu: - Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes !
Ô servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, oeuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les coeurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux ! Victor Hugo
.


Ecrit par LililOu, à 03:36 dans la rubrique Heart.
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Samedi (27/02/10)
"Tu m'gaves, on se reverra, peut-être..."


Il y a des détails à couper au montage.
Des dissonances auxquelles on ne prête pas importance dans le feu de l'action.
Je suis retors à toute annotations contradictoires after work, pourtant.

J'ai besoin de m'extraire de toi.
Effacer un peu le grain de ta peau.
Exfolier.


Aseptiser. Cautériser. Purger.
Je m'emmêle les pédales.
Parait que ça se voit.
Je souris trop, j'ai les yeux qui brillent.
Putain, c'est con.
Que ça soit toi. Et pas n'importe qui d'autre.
Et comme on a commencé, et comme on s'est saisis.
Abusés parce que désabusés.

Tu ne me ressembles pas, tu ressembles à rien j'crois, ou juste à tout, sauf ce à quoi je m'attendais.
 Juste un grand sourire, gigantesque même, qui s'étire de droite à gauche à n'en jamais finir, dans une moue cynique. Des yeux brillants comme ceux d'un gosse, rieurs, pétillants. Pour tout dire, tout avouer, même les rides au coin de tes yeux je les trouve tendres.  Même ton corps trop mince dans tes fringues dépenaillées juste un poil trop grandes, crades, de la journée, du boulot, du temps, il me plait. Ta nonchalance, nos excès, à tirer sur la vie comme sur le reste.




J'ai pas réalisé quand je te l'ai dit, mais ce que je veux c'est bien toi.
Alors j'vais t'exfolier fissa.
Parce qu'on est trop improbables en couple, on est trop pragmatiques.
On connaît trop bien ce que ça donne.
Le son que ça fait.
Les dissonances.



Ecrit par LililOu, à 23:07 dans la rubrique Heart.
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Lundi (18/01/10)
« il faut savoir qui l’on est et qui l’on aime. »

Aux cadences infernales.

J'ai envie du rythme effrené de tes mots sur ma bouche.
Il y a le tumulte. Le bruit des autres qui cannibalise l'espace.
Le désordre furieux des obligations, l'ahurissement de nos paupières mi-closes.


Dans l'impulsion, je tourbillonne, je m'éparpille, à en perdre le tempo.

Le cours de la réalité me file entre les doigts, les ongles, me traverse la peau sans pudeur, avec une frénésie joyeuse et implaccable.
Les journées défilent avec vélocité, le temps de tout, qu'il n'est plus rien. Je chaparde les instants au temps, autant.
Volant quelques heures au précipice du jour, blottie dans des creux de tendresse, essoufflée de trop de sommeil, de la course folle des sentiments.


Aussi.
Il y a toutes les choses qu'il tait.
Omissions plus que négligeances.
A qui la faute, à qui mieux pire.




Toutes ces journées qui s'amoncellent,
en fatras de bonnes intentions,
j'agrippe les bons souhaits.
Je tords le cou au destin.
A saisir les potentialités.
Je ferre mes tentatives dans un esprit de résistance mordante,
d'agressivité.


Veni vedi
(vici)


I KICKED THEIR ASSES

Ecrit par LililOu, à 00:28 dans la rubrique Heart.
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Jeudi (03/12/09)
Elle était déchaussée
--> Elle était décoiffée...

Elle. C’est une préférence indéniable de ma part. Elle. Parfois, souvent. Il.

Ou comment commencer ce qui ne trouve source

que dans les flots sibyllin de mon imaginaire,

là, nébuleuse de mes soupirs.

Je disais donc.

Je disais, Elle, en fait.

 

 




Elle, avec sa robe violine, suave, volante, un peu flou dans les formes, dessinant un pourtour de tentation.
 L’orée d’une tentative frémissante, Elle, fascinée par les potentialités, ses yeux cachant mal les frissons de ravissement naissants dans ses pupilles de gosse. Un visage aux tournures dociles sitôt trahi par les moues tendres et enjôleuses ébauchées par les recoins de sa bouche aux accents délicats, aux lèvres pleines, et à ses yeux rieurs, espiègles.


 

Je vis venir à moi, dans les grands roseaux vert,

 

La belle fille heureuse, effarée et sauvage

 

Ses cheveux dans les yeux et riant au travers.

 

Ses iris en arc en ciel n’étaient plus que deux grands éclats de sourire. Ses lèvres, attirées, séduites, prononçaient les mots comme on jette des pièces de monnaie au fond d’une fontaine à vœux, avec une forme si ronde et si délicieuse qu’on en aurait savouré le miel de la poésie éparpillé sur sa bouche alléchante.  Comment vous dire sa détresse voilée, son plaisant sourire, le tremblement si léger de ses doigts qui empoignaient son écharpe avec une force insoupçonnée, terrible. Perdue qu’elle était de contemplation, de rêveries et de mystère. Si peu habituée à se laisser prendre au piège de son plein gré, dans une prison aux murs si délicats dans le tranchant, qu’elle avait su conserver un naturel à vous couper le souffle malgré ses vaines tentatives de maitrise. Dans le Flou. Perdue, terriblement délicieuse, la Alice aux pays de mes merveilles, celle qui avait déserté ses aléas de vie rassurants et tendres, pour se frotter à mes chimères.

Et elle balaya la pièce d’un regard, avec cette humanité saisissante, acharnée et violente dans les actes. Une main tendue vers le bucher, elle souriait aux flammes, sans sembler accrocher la réalité. Un pied léger, quelques mèches éparpillées, juste un instant de flottement. T. Désarçonnante de justesse, elle se livrait. A la vie, sortant de son cocon, les ailes froissées pour la première fois. Pour se frotter aux astres.


 

Elle me regarda de ce regard suprême,

 

Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,

 

Veux tu…

 


Ecrit par LililOu, à 02:22 dans la rubrique Heart.
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Lundi (19/10/09)
Au détour de moi, y'avait toi, sur ce bout du bar, loin, loin, du coup bah moi, jt'ai pas vu arrivé.
--> Je suis inconvenante, toujours.


Le gout de la nouveauté est à la fois piquant et un peu amer.
Stressant, impressionnant.
J’dis pas, un verre de rhum ambré vieilli, un peu de banane, c’est un peu ce gout là que t’as.
Une saveur mure et brute.


Au détour d’une conversation aux accents légers et anodins, les caresses tendres et fermes. T’es un peu barbare, un peu sauvage, imposant de présence et de silence. Ça m’fait bizarre, ta nouveauté simple et bestiale. T’as peut-être juste la saveur brute et fruitée de ton pays. T’es démesuré à côté de moi. T’es profond, silencieux, colossal, puissant. T’as cette sagesse du temps passé et cette brutalité de la vie, t’es un peu écorché, cruel, impitoyable.

C’était pas feint, ma surprise. L’amalgame de nos deux corps sur ce sofa moelleux qui s’enfonce, ta peau sombre et brulante,  moi blanche à pâlir, diaphane. La confusion de nos étreintes féroces, ça a ce gout d’inconnu, de sexe et de violence. Les dessins sur le dessus de ta peau jusqu’au tréfonds, et les marques, les plaies cuisantes sur ton corps, ça a fait tressaillir mes yeux. Mes yeux de gosse.

On s’est pas embarrassés de prétextes, on s’est pas embrouillés de non dits, on a cuisiné le dessert comme des grands, avec cette troublante sincérité. Simplicité. On a fait notre cuisine, notre tambouille, notre mélange de nous, et puis c’est tout. On a gouté ce que ça donnerait, on a joui de cette saveur inopportune, on s’est délecté en temps et en heure des instants. On s’est regardé au fond, dans les abimes, dedans de toi, dedans de moi, là où faut pas jeter les yeux, et nous, un peu cinglés, on s’est pas lâché du regard, pas une seconde.

Ecrit par LililOu, à 20:04 dans la rubrique Heart.
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