J'ai la plume pour faire parader tes silences , sur les carreaux, là, juste entre nos lignes
Le choc est fulgurant. T’as fait des étincelles sur mes murs blancs saupoudrés de venin. J’suis tombée, le cul par terre, j’me suis cognée la tête de tes mots et plus encore de tes silences. Tes silences imprononçables, brutaux.
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J’ai le putain de cœur qui vacille. Qui aurait cru.

Ecartelée jusqu’au bout des sangs,
Je m’arrache la peau au savon, par tous petits bouts, sans
penser à rien, sans pensées de toi.
Ton odeur sur mon âme, salit… salit encore ce qui me restait d’idéal intra-muros
Tu m’enivres de ton absence, tourmentes ma consternante solitude.
Quand certains sont deux, d’autres ne sont Rien.
Ou sont les tendres instants ? Enfuis, abandonnés,
détruits.
Je lâche pied, je te mets sous clé, je plie bagage de toi… barricadée
dans ma liberté.
J’ai terriblement conscience qu’au final un seul instant comptait, et même me comblait. Juste ces quelques soirs, triés sur le volet, ou tu t’endormais à mes côtés. Tu te glissais sous les draps, avec ta brutalité habituelle, un peu maladroite, attendrissante, et tu te blottissais contre moi comme un enfant mais avec ton corps d’adulte, imposant, sensuel, brulant.
Harassé d’une journée de travail ou de mensonges, c’était contre moi que tu finissais par t’endormir. Je pouvais sentir ton souffle long dans mon cou, ta présence brulante, douce et si rassurante. Je me sentais chanceuse, comme une gosse qui avait récupéré son jouet perdu, mais n’était pas sure qu’au matin, la réalité n’ait repris le pas sur les chimères et que son jouet tant aimé ait disparu, envolé, au pays de ses utopies enfantines.
J’étais rassasiée de toi, mes doigts pouvaient courir ton corps avec toute l’infinie douceur de mon amour, je posais ma bouche contre ton dos musclé, te griffant, te sentant, vivant de toi comme si j’allais en mourir. Car le lendemain, dans mon esprit de gosse angoissée, tu allais peut-être partir, caché derrière tes mots brutaux et blessants, ceux qui m’écorchent la peau à vif, jusqu’à l’évanouissement. Combien de sursauts en pleine nuit, ma main te cherchant, à demie réveillée, pour me rendormir au matin, sure que tu serais près de moi au réveil.
Maintenant je me réveille souvent et je te cherche. J’ai peur de passer ma vie à te chercher quitte à ne plus jamais dormir.

Limit to your love - by Green Limonade
Yo mato por tu amor
Muero por tu amor
Vivo por tu amor
Doy todo por ti
marron de l'œil.
On se jauge entre
deux bulles
de mousse
en se demandant
bien ce qu'on
peut
foutre
là
...
...
Le silence me croque l’estomac de
l’intérieur, c’est épouvantable. J’en ai le cœur qui s’essouffle, qui se rage
et les mains qui tremblent. Je te la pousserais au fond d’un ravin, cette
foutue Expectative.
Attendre quoi ? Je ne sais même plus, à vrai dire.
J’attends qu’il se passe une vie ou que tout ça me passe. La flamme de la
bougie s’étiole mais ne veut pas s’éteindre. J’attends les mots. J’attends les
actes. Je pousse l’attente à sa fin, et elle me rit au nez. C’est amusant parce
qu’elle a tout le temps d’attendre, elle n’en voit jamais le bout. Moi j’ai le
cœur au bord des lèvres mais la foi inébranlable. Je crois aux choses et aux
gens que j’aime avec de belles majuscules et je me rends compte qu’ils ne prennent
même pas la peine de mettre la ponctuation et surtout le point pour finir la
phrase de nos vies futiles. Je me paume dans leurs virages, je croule sous
leurs circonflexes, je suis tétanisée devant la teneur et l’ampleur des
guillemets, les points d’exclamations s’enfuient avec mes espoirs de bonheur et puis j’en
ai vraiment assez de retenir ma vie à des tout petites points de suspension… Toujours à
contre courant comme si je ne pouvais pas errer droit. Franchement tu me fous
le cœur à la volée, je suis désorientée.
Je voudrais qu’il se passe un truc. Et je sais que je n'ai
plus qu’une seule chose sinistre à faire et c’est (t') attendre, peut-être rien, et ça pourrait bien m'achever.

"Grandmother is sick and weak, and I am taking her some cake and wine. We baked yesterday, and they should give her strength."