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Des cadences infernales
J'ai la plume pour faire parader tes silences , sur les carreaux, là, juste entre nos lignes

Jeudi (22/10/09)
Du bout du bar, j'avais juste cet air con, qu'on trouve sur les pantins qui sourient trop.

Le choc est fulgurant. T’as fait des étincelles sur mes murs blancs saupoudrés de venin. J’suis tombée, le cul par terre, j’me suis cognée la tête de tes mots et plus encore de tes silences. Tes silences imprononçables, brutaux. 

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22/10/09

J’ai le putain de cœur qui vacille. Qui aurait cru. En moi. T’as rajouté quelques écorchures de plus, dessiné quelques drôles de tatouages sur ma peau, des trucs invisibles, des bouts de toi, sur moi, comme des griffures de haine. Ta putain de violence qui me fout des stigmates de mélancolie. Je suis juste un peu plus folle, seconde après seconde, morsures après coups, sourires, désillusions après grains de sentiments, éparpillés dans mon désert de silence. Juste quelques blessures cinglantes, comme des claques sur mes joues pales. C’est comme si, avec naïveté, insouciance, t’avais effleuré, frôlé, un bout de mon isolement. L’extrémité de mes remparts, t’as caressé pour mieux cogner. Cogner avec cette force brute que j’avais pas vu venir. C’est con, je vois rien venir, quelle gosse. Je sombre dans ce qui me reste d’utopie et d’adrénaline, dans les méandres de mes fantasmes,  dans ce qui demeure de mes divagations enfantines et brutales, ces extravagances inconvenantes. T’as les silences pour me heurter, les yeux pour me frapper. Un palliatif momentané. J’ai les mots trop forts cette nuit pour te souffrir. J’ai l’opium dérangé, la défonce suspendue.
Je suis tombée sur le sol, si doux, si tendre, ou tu m’as prise. Ça a fait plus mal que tes mains sur mon corps, plus mal,  j'sais pas si tu sens, si tu me ressens, merde, c'est comme si juste comme si...

 

Ecrit par LililOu, à 07:30 dans le chapitre Colère.
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Vendredi (18/09/09)
Toutes les larmes sont salées



Ecartelée jusqu’au bout des sangs,

Je m’arrache la peau au savon, par tous petits bouts, sans penser à rien, sans pensées de toi.

Ton odeur sur mon âme, salit… salit encore ce qui me restait d’idéal intra-muros

Tu m’enivres de ton absence, tourmentes ma consternante solitude.

Quand certains sont deux, d’autres ne sont Rien.

Ou sont les tendres instants ? Enfuis, abandonnés, détruits.

Je lâche pied, je te mets sous clé, je plie bagage de toi… barricadée dans ma liberté.


...
Ecrit par LililOu, à 16:21 dans le chapitre Colère.
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Mardi (25/08/09)
Doy todo por ti

J’ai terriblement conscience qu’au final un seul instant comptait, et même me comblait. Juste ces quelques soirs, triés sur le volet, ou tu t’endormais à mes côtés. Tu te glissais sous les draps, avec ta brutalité habituelle, un peu maladroite, attendrissante, et tu te blottissais contre moi comme un enfant mais avec ton corps d’adulte, imposant, sensuel, brulant.

 

Harassé d’une journée de travail ou de mensonges, c’était contre moi que tu finissais par t’endormir. Je pouvais sentir ton souffle long dans mon cou, ta présence brulante, douce et si rassurante. Je me sentais chanceuse, comme une gosse qui avait récupéré son jouet perdu, mais n’était pas sure qu’au matin, la réalité n’ait repris le pas sur les chimères et que son jouet tant aimé ait disparu, envolé, au pays de ses utopies enfantines.

 

J’étais rassasiée de toi, mes doigts pouvaient courir ton corps avec toute l’infinie douceur de mon amour, je posais ma bouche contre ton dos musclé, te griffant, te sentant, vivant de toi comme si j’allais en mourir. Car le lendemain, dans mon esprit de gosse angoissée, tu allais peut-être partir, caché derrière tes mots brutaux et blessants, ceux qui m’écorchent la peau à vif, jusqu’à l’évanouissement. Combien de sursauts en pleine nuit, ma main te cherchant, à demie réveillée, pour me rendormir au matin, sure que tu serais près de moi au réveil.

 

Maintenant je me réveille souvent et je te cherche. J’ai peur de passer ma vie à te chercher quitte à ne plus jamais dormir.



Limit to your love - by Green Limonade


Yo mato por tu amor
Muero por tu amor
Vivo por tu amor
Doy todo por ti

Ecrit par LililOu, à 01:58 dans le chapitre Colère.
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Mercredi (21/01/09)
Tu t'entêtes à tout tenter, tu t'uses et tu te tues à tant t'entêter.

Et on se regarde dans le blanc
 marron de l'œil.
On se jauge entre
 deux bulles
 de mousse
 en se demandant
 bien ce qu'on
 peut
 foutre
 là
...

 

Ecrit par LiliLou, à 23:50 dans le chapitre Colère.
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J'ai le cœur qui fait du manège.
--> Et comment tu peux me faire ressentir ça... ?
J'ai le cœur qui fait du manège. Je voudrais vomir mes sentiments, qu'ils partent et cessent de tournebouler dans chaque parcelle de mon corps en hurlant. Tu me fous le tournis à rôder autour de moi. Je ne comprends pas ce que tu me veux. Mais je sais ce que je ne veux et ne peux plus.

Arrête de mettre des pièces de deux euros dans le manège si y'a pas de lumières et pas de musique. "Sert n'a rien"




...

Ecrit par LiliLou, à 01:49 dans le chapitre Colère.
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Mardi (20/01/09)
Rira bien qui rira pas le dernier

Le silence me croque l’estomac de l’intérieur, c’est épouvantable. J’en ai le cœur qui s’essouffle, qui se rage et les mains qui tremblent. Je te la pousserais au fond d’un ravin, cette foutue Expectative.

Attendre quoi ? Je ne sais même plus, à vrai dire.

J’attends qu’il se passe une vie ou que tout ça me passe. La flamme de la bougie s’étiole mais ne veut pas s’éteindre. J’attends les mots. J’attends les actes. Je pousse l’attente à sa fin, et elle me rit au nez. C’est amusant parce qu’elle a tout le temps d’attendre, elle n’en voit jamais le bout. Moi j’ai le cœur au bord des lèvres mais la foi inébranlable. Je crois aux choses et aux gens que j’aime avec de belles majuscules et je me rends compte qu’ils ne prennent même pas la peine de mettre la ponctuation et surtout le point pour finir la phrase de nos vies futiles. Je me paume dans leurs virages, je croule sous leurs circonflexes, je suis tétanisée devant la teneur et l’ampleur des guillemets, les points d’exclamations s’enfuient avec mes espoirs de bonheur et puis j’en ai vraiment assez de retenir ma vie à des tout petites points de suspension… Toujours à contre courant comme si je ne pouvais pas errer droit. Franchement tu me fous le cœur à la volée, je suis désorientée.

Je voudrais qu’il se passe un truc. Et je sais que je n'ai plus qu’une seule chose sinistre à faire et c’est (t') attendre, peut-être rien, et ça pourrait bien m'achever. 


Ecrit par LiliLou, à 00:43 dans le chapitre Colère.
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