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Des cadences infernales
J'ai la plume pour faire parader tes silences , sur les carreaux, là, juste entre nos lignes

Samedi (14/11/09)
Envolées sauvages
--> Suspendue.




10/11/09 15h37


Je prends un train à l'envers l'inconnu. Le paysage défile en retour en arrière. Reward. Pas que je n'ai l'impression de reculer ou d'avancer. Finalement, on ne fait qu'avancer. Le spleen c'est pour ceux qui savent appuyer sur la touche pause de leur vie. Je n'en ai pas le temps. Je n'en ai même jamais vu la couleur, de la touche. Je cours un marathon. Sans ligne d'arrivée. 

J'aime bien gratter, gratter les mots, les maux sur le papier.
Te gratter, le dos, les cheveux, les joues, te gratter le dessus de la peau, approfondir.
Voir ce que tu caches au delà de cette peau, trop fine, trop superficielle, ce que tu caches dessus, dessous, dedans, à l’écorchure, à la cicatrice, à la limite,
l’extrémité de ton âme, voir qui tu es,
 qui tu es, tu sais, vraiment.

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11/11/09 - 20h40


T’es une drôlement douce parenthèse à l’orée de ma vie. Une présence tendre, rassurante qui tend à la familière d’une si jolie manière. Un peu à la douceur du sucre qui coule et fond dans le café chaud du matin, en hiver, les yeux encore ensommeillés, avec sensualité, tombant incertain, délicat, troublé pourtant, dans la douceur de nous deux, retrouvés, découverts.

 

Je pourrais facilement me laisser glisser dans l’ombre de ta vie. Y’a un truc attirant, enivrant, une routine légère, douce à la commissure de tes lèvres, au sourire enfantin que tu m’offres. T’ouvres tes bras pour accueillir, m’accueillir comme ça, sans un faux mot, dans un silence touchant, naturel. Une simplicité brute, une gentillesse déconcertante, un air qui laisse croire à la sensibilité délicate d’un bouton de rose qui éclot.

 

On croirait que la vie est douce ici, par ici, dans tes bras, réconfort temps. Pas de violence, pas de colère, pas de mots trop hauts trop durs, pas d’horreurs. Je suis ailleurs du monde, à cran, à cœur, de ton naturel et des soupirs que tu murmures à chacun de tes regards, dans le creu de tes silences. Troublants. Parlants. Intimes.

 

Tu me regardes. J’ai l'impression que tu veux m’offrir le monde. C’est peut-être ce qu’elle sous entend, cette expression, « il fait bon vivre auprès de toi ». C’est désarmant. Mais c’est beaucoup trop, ce sourire que tu me tends.

 

T’as une belle âme d’écorché vif, putain.




 

13/11/09 - 16h12

Je n’ai pas envie de revenir immédiatement à la vie, la brute, l’écorchée. J’ai l’esprit encore délicieusement embrumé de mots, si beaux, si choisis, si parfaits. Putain de mots qui m’accrochent, je dis toujours. Mais c’est tout simplement, pour cette fois, plus, bien plus, que ça. Profond. Vibrant. Un choc sourd dans les abysses. On a heurté quelque chose au fond de moi. Bam. Les mots ont rendus l’impossible possible, l’art en adéquation à ma sensibilité, les maux en mots, le commun en saisissant, l’impensable qui s’étale de couleurs dans mon imaginaire. De la musique dans le flou bruyant de mes futilités. Beauté. Tranchante. Décadente. Les mots ont heurtés mes yeux aveugles, accrochés les images hautes en couleur, fait vibrer mes songes dans un semblant de possible. Un changement dans l’immuable. Ce qui me percute dans la littérature, c’est les sensations, mots, grammaire, combinaisons, la description ds sensations à un tel point de virtuosité qu’on finit par les ressentir avec une netteté improbable, une précision qui tranche à l’extrême, plus net encore qu’un ressenti du quotidien flouté par des émotions dont on est l’expérience. Parce que tout simplement, on ressent des désirs qu’on n’a pas cherchés à vivre. Ils ont alors cette émotion toute particulière d’être imprévus et décadents.

 



[J’ai réconcilié ma plume au papier.]


"Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté."


Ecrit par LililOu, à 20:08 dans le chapitre L'envie.
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Lundi (05/10/09)
J’veux te baiser comme on se tire une balle.
--> Amal game, la violence n'est pas un jeu.


 J’veux faire l’amour à m’évanouir, à m’étourdir, à défaillir, à en perdre les sens et la raison.
 
J’veux faire l’amour à t’en griffer la peau jusqu’au sang, lécher ta sueur du bout de ma langue pugnace, entendre tes sourires les yeux fermés, toucher tes soupirs du bout de mes ongles ensanglantés.
 
J’veux faire l’amour à en perdre tout logique, toute conscience, toute faculté. 
Aveuglée, affolée.

J’veux te baiser au plus profond, j’veux te sentir crever de moi dans le creux de mes hanches, j’veux encaisser tes baisers avec un fanatisme maladif, irrépressible, incontrôlable, j’veux faire l’amour à m’en briser le dos d’avidité, d’insouciance, d’inconscience. J’veux te sentir comme un uppercut en pleine poitrine. J’veux te sentir juste là dans le dedans de moi. J’veux être damnée à caresser ta putain de peau brisée, voir les traces de moi sur le dessus de toi, l’amertume de ma salive sur tes lèvres béates. J’veux te baiser comme on se tire une balle. J’veux de la violence. J’veux VIVRE tes mains agressives et sensuelles, tortures et caresses. J’veux ta révolte, ta douleur, tes excès, ta force. J’veux qu’on se déchaîne pour ne pas s’enchaîner. J’veux attiser ta colère, exciter tes instincts. J’veux étreindre ta haine, exalter ta douce brutalité. J’veux me défoncer au venin de tes lèvres. J’veux m’enivrer de tout ce que je pourrais boire à ta bouche. J’veux être cinglée de toi. Etre méthodiquement excessive et insupportable. J’veux te baiser grand comme un cratère. J’veux te baiser et que tu me brules au fer. J’veux que tu m’arraches à la vie, que tu bouffes de moi à t’en écœurer, que tu marbres mon âme de ton souvenir déchirant et cruel. J’veux te sentir hurler en moi de toute ta chair, j’veux qu’on s’mélange à en perdre toute humanité. Promiscuité étourdissante, un amalgame brutal, violent, pervers.

Frappe moi pour ne pas que je m’évanouisse de toi.

« Tu/es à moi »















Ecrit par LililOu, à 01:53 dans le chapitre L'envie.
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Dimanche (06/09/09)
Et de quoi demain sera fait ?


Septembre au bout des doigts. J’effleure cette nouvelle perspective de vie, plongée dans la nouveauté exquise d’un début constant et routinier, peut-être ennuyeux, soit, qui agencera ma vie comme du papier à musique. Toutes ces choses, toutes ces envies d’inconstances, ces désirs avoués en écho à l’impossibilité de leur réalisation. J’avance tout doucement, mais pas à contrecœur. Un désir d’indépendance, totale… à satiété. Juste moi, ici, maintenant, sans personne pour gâcher mes possibilités.




Tellement envie d'être encore une enfant, fourrageant quelques trésors au fin fond d'un bac à sable. Une gosse qui a finit par lâcher le râteau et la pelle en plastique pour enfoncer ses petits doigts boudinés et fragiles dans le sable mi froid mi chaud d'une fin d'été. Une gosse, cheveux dans les yeux, une étincelle de rébellion amusée au fond du regard et des rires tapageurs résonnant dans l'air.

Envie d'être ta gosse, enfouie au cœur de tes bras, ne penser qu'au gouter confiture de lait et pain brioché et au dessins parcheminés de larmes de joie qui t'esquissent toi et moi. Une ébauche sentimentale de l'enfance et de l'amour innocent, tant qu'il le peut. Tracer une ligne de conduite jusqu'au bout de la feuille, continuer sur la table et tomber sur le sol jusqu'à ce que le mur trop haut n'arrête ma folie créatrice et débordante. Décalquer mes envies sur ta peau, griffonner mes illusions sur  ton âme inconstante. Reproduire encore et encore ce même geste, du bout des doigts, dessiner a n'en plus finir ce qui n'arrivera pas. Comme une gosse. Mêmes avec des crayons mal taillés et tout cassés, rafistolés, je redessine les contours à jamais.


Ecrit par LililOu, à 03:07 dans le chapitre L'envie.
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Mercredi (11/03/09)
29 février 2008 - 00:11
29 février 2008 - 00:11
Ecrit par LiliLou, à 00:37 dans le chapitre L'envie.
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Jeudi (01/01/09)
C'est toi qui m'avait manqué.

Heureusement t’étais là. Pour éviter ma chute, au moins l'adoucir. Perdue entre les bulles, un moule à gâteau dans la main, un fouet dans l’autre. Du chocolat collé entre les ongles, de la farine sur les joues, piégée entre un faux air sérieux et ton air espiègle habituel. T’as demandé ton verre de champagne comme on demande le sel, relevé tes cheveux sans y penser. Et on a trinqué.

Cette année est la nôtre.
V&S


Ecrit par LiliLou, à 01:54 dans le chapitre L'envie.
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