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Des cadences infernales
J'ai la plume pour faire parader tes silences , sur les carreaux, là, juste entre nos lignes

Samedi (26/09/09)
Silence, mon ange.
--> Appréhension

Elle cherchait quelque chose qu’elle avait perdu, au fond de soi ou dans un vieux tiroir. Elle ne savait plus tellement en fait, ce qui faisait ce vide, ce vide incommensurable qu’elle s’évertuait à combler par petites tranches de vies. S’insérer dans le quotidien des autres, s'en contenter, pister un sourire dans le dos d’une ombre, trancher vif dans les plaies de son trou, béant. Amusant. C’était traitre, cette façon de toujours se laisser aller à la vie, aux autres, au dehors, au factice, au superficiel. C’était traitre cette façon qu’elle avait de ne jamais prendre le temps de ne rien penser, d’être seule, d’être soi. Traitre d’elle-même, elle ne voulait pas s’entendre, que dis-je, s’écouter penser. Elle comblait ce qu’elle ne comprenait pas être un puit sans fond qu’elle avait laissé se creuser, s’effriter avec le temps. Elle ne prenait pas le temps des larmes, ne prenait pas le temps d’elle-même, ne prenait pas le temps de soi. Juste Elle.

C’était traitre encore, cet affolement qu’elle avait d’être seule.

 Appréhension.

Panique.

De quoi va-t-on remplir ce trou. Et comme Alice, à la croisée des chemins, elle s’attarde sur quelques fleurs poétesses, un sourire qui flotte, malicieux, incongru, étranglé, dans les airs psychédéliques des bois, quelques volutes de fumées, quelques boissons et biscuits énigmatiques, quelques tout et beaucoup de rien. Et ça, juste avant de prendre un miroir, de s’arrêter, s’arrêter vraiment...

Prendre quelques secondes pour souffler, s’apostropher, s’accrocher, s’empoigner, se déterminer.

Déterminée. C’est ça, déterminée.

Insolente, insoumise, Inébranlable. Inébranlable pour moi, tu resteras.
 





Ecrit par LililOu, à 01:31 dans le chapitre Orgueil.
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Jeudi (01/01/09)
...

Quand il caresse sa main, il salit mon âme. Il y a des choses qui m’appartiennent et qui ne se partagent pas. Il y a un instant, entre ses yeux qui descendent vers mon cœur et le moment où il ment, où je suis partiellement et même complètement paumée, mon amour écarlate étalé sur le trottoir et mes mains tremblantes d’espoir d’y croire. Il y a des choses qu’il n’a plus le droit de me voler. Mon amour pour lui, finalement, je le garde pour moi. Il est tellement plus précieux, comme cela.

On est capable de tout pardonner par amour. Et pourtant, rien ne s’oublie, ça reste au fond de l’âme comme une marque au fer rouge imprimée fatalement sur la peau, perpétuelle, invisible. C’est transperçant et sanglant au début, puis la douleur s’estompe et on finit par ne plus y souffrir. Mais parfois, il y a un regard, un mot, un objet qui viennent éclater tout ça, et les souvenirs brûlent mes doigts qui caressent sa peau. Je mets du baume, j'étale j'étale de l'amour et de l'espoir sur mon cœur résistant. 
Je suis une éternelle optimiste, après tout.
Mais après Toi, je serais quoi, hein, dis moi ?


Ecrit par LiliLou, à 02:36 dans le chapitre Orgueil.
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