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Elle était déchaussée
--> Elle était décoiffée...

Elle. C’est une préférence indéniable de ma part. Elle. Parfois, souvent. Il.

Ou comment commencer ce qui ne trouve source

que dans les flots sibyllin de mon imaginaire,

là, nébuleuse de mes soupirs.

Je disais donc.

Je disais, Elle, en fait.

 

 




Elle, avec sa robe violine, suave, volante, un peu flou dans les formes, dessinant un pourtour de tentation.
 L’orée d’une tentative frémissante, Elle, fascinée par les potentialités, ses yeux cachant mal les frissons de ravissement naissants dans ses pupilles de gosse. Un visage aux tournures dociles sitôt trahi par les moues tendres et enjôleuses ébauchées par les recoins de sa bouche aux accents délicats, aux lèvres pleines, et à ses yeux rieurs, espiègles.


 

Je vis venir à moi, dans les grands roseaux vert,

 

La belle fille heureuse, effarée et sauvage

 

Ses cheveux dans les yeux et riant au travers.

 

Ses iris en arc en ciel n’étaient plus que deux grands éclats de sourire. Ses lèvres, attirées, séduites, prononçaient les mots comme on jette des pièces de monnaie au fond d’une fontaine à vœux, avec une forme si ronde et si délicieuse qu’on en aurait savouré le miel de la poésie éparpillé sur sa bouche alléchante.  Comment vous dire sa détresse voilée, son plaisant sourire, le tremblement si léger de ses doigts qui empoignaient son écharpe avec une force insoupçonnée, terrible. Perdue qu’elle était de contemplation, de rêveries et de mystère. Si peu habituée à se laisser prendre au piège de son plein gré, dans une prison aux murs si délicats dans le tranchant, qu’elle avait su conserver un naturel à vous couper le souffle malgré ses vaines tentatives de maitrise. Dans le Flou. Perdue, terriblement délicieuse, la Alice aux pays de mes merveilles, celle qui avait déserté ses aléas de vie rassurants et tendres, pour se frotter à mes chimères.

Et elle balaya la pièce d’un regard, avec cette humanité saisissante, acharnée et violente dans les actes. Une main tendue vers le bucher, elle souriait aux flammes, sans sembler accrocher la réalité. Un pied léger, quelques mèches éparpillées, juste un instant de flottement. T. Désarçonnante de justesse, elle se livrait. A la vie, sortant de son cocon, les ailes froissées pour la première fois. Pour se frotter aux astres.


 

Elle me regarda de ce regard suprême,

 

Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,

 

Veux tu…

 


Ecrit par LililOu, le Jeudi 3 Décembre 2009, 02:22 dans la rubrique Heart.

Commentaires :

passionnee-par-les-reves
passionnee-par-les-reves
03-12-09 à 02:39

Tu vois c'est parce que t'emploie le mot sybillin, que ça passe très bien, très justement, que je me dis qu'ici y'a quand même une sacrée puissance qui se dégage.

 
LiliLou
LiliLou
03-12-09 à 02:44

J'aime beaucoup les mots tardifs comme ça, avant de filer vers le sommeil.
Sibyllin oui, vraiment, souvent.
Et merci, terriblement merci...

 
ode
ode
03-12-09 à 10:13

Ha Hugo !

J’ai toujours eu du mal avec ces livres mais ça poésie me transperce de par en par

 Connais-tu Satan pardonné ?

Au plaisir de te relire


 
penseeenvrac
penseeenvrac
05-12-09 à 20:52

La Alice au pays de mes merveilles...
Toujours aussi envoutant...

 
LiliLou
LiliLou
06-12-09 à 00:12

Pensées en vrac
Merci ma Belle =)

Ode
Une poésie que j'ai découverte toute petite, qui m'a accroché dès l'instant !
Elle était déchaussée, elle était décoiffée...

 
ode
ode
06-12-09 à 11:16

Moi qui passais par là, je crus voir une fée
 
Quand j'ai lu ces quelques mots, la joueuse mémoire m'a rappelé le divin jour ou "des cadences infernales" se sont imposées à ma vie,   je ne cesse d'être pendu à tes doigts attendant texte message ou émoi,   souvent Lililou me manque alors que je ne te connais même pas...

Je reconnais certaines photos, rêve qu'elles sont de toi car tu virevolterais dans des endroits qui ne me sont pas inconnus...

Un seul problème à ce monologue révélateur de mon fort intérieur...
Je crains de te faire peur...
Voilà le pourquoi des brouillons…
Je vibre, qu’écris-je, j’aime tes mots, tes phases, tes textes, et surtout la partie de toi qui en rouge s’affiche à mes yeux…
Désolé pour tout ça …
Si tu le veux et par respect pour toi je peux disparaître de tes page et ne plus t’embêter avec les mots d’un gamin qui a du mal à comprendre ce qui lui arrive…

Peut-être à bientôt, si le cœur t’en dit…


Au plaisir de lire quelques mots de toi, qu’ils me soient adressés ou pas.
Bien a toi
Ode